A propos de QUALIS ARTIFEX PEREO (2008) – un film de Aryan Kaganof

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[It is with pleasure than I'm publishing this French article about a Jew from South Africa who is in the porn industry doing his creepy Jew crap. Jan]

A propos de QUALIS ARTIFEX PEREO (2008) – un film de Aryan Kaganof

Ayant filmé cette performance actionniste suédoise, Aryan Kaganof récidive encore une fois dans le domaine de l’art corporel, qui est son domaine de prédilection depuis très longtemps. Ses anciens films classiques des performances jusqu’au-boutistes de Ron Athey, filmés dans les années 90 également par lui, ce sont des preuves de son obsession par cette discipline importante de l’art contemporain.

Quand nous avions écrit cet article (en 2008) nous ne savions pas encore que le vidéaste juif Aryan Kaganof aujourd’hui installé en Afrique du Sud avait fait de la prison lors de son séjour aux Pays Bas au début des années 90 pour "tentative d’assassinat". Vous pouvez dire que cette tentative d’assassinat a été complétée en 2011 (trois ans après ce film) avec ses insultes contre nous !

La performance filmée d’une manière très poétique par Kaganof est celle de Bo Cavefors, un père de l’art corporel suédois, qui a eu lieu en juin 2008 à Malmo. Elle s’intitule «Action numéro 43 » et elle est dans l’esprit de ses représentations précédentes. Bo Cavefors est allongé par terre au début du film. Un zoom out de son visage est le point de départ de l’action. Le film est conçu comme un triptyque, à la manière d’une autre performance du même artiste. Elle a eu lieu en 2007 à Stockholm et elle était intitulée «Trois études sur une crucifixion », d’après la même œuvre de Francis Bacon. (tableau en couverture de l’article).

Pendant la première séquence du film «Qualis Artifex Pereo » on voit trois actants autour de Cavefors, qui est « l’acteur » central. Deux femmes (Erica Lundqvist et Joanna Rosenqvist, toutes les deux font partie du groupe suédois Down in June qui avait fait des adaptations des chansons du groupe anglais néo-fasciste Death in June) et un homme l’observent silencieusement en train de se masturber et de se préparer lentement pour le point culminant de la troisième séquence. Pendant que Johanna Rosenqvist récite en suédois les vers magiques de «L’Anus Solaire » de Georges Bataille, Cavefors se caresse et commence des fellations avec l’homme Martin Bladh. Des mouvements voyeuristes de la caméra sur les parties de son corps et des autres actants deviennent insistants et excitants.

L’extrait récité a été écrit en 1931 et cela commence ainsi: «Quand j’ai le visage injecté de sang, il devient rouge et obscène. Il trahit en même temps, par des réflexes morbides, l’érection sanglante et une soif exigeante d’impudeur et de débauche criminelle. Ainsi je ne crains pas d’affirmer que mon visage est un scandale et que mes passions ne sont exprimées que par le Jésuve. Le globe terrestre est couvert de volcans qui lui servent d’anus. Bien que ce globe ne mange rien, il rejette parfois au-dehors le contenu de ses entrailles. Ce contenu jaillit avec fracas et retombe en ruisselant sur les pentes du Jésuve, répandant partout la mort et le terreur » (Georges Bataille, op.cit, repris dans «Œuvres Complètes » éditions Gallimard, Paris, 1970, page 85).

Cette première séquence de préparation fait 25 minutes. Les textes de Martin Bladh suivent celui de Bataille, toujours récités par Rosenqvist. Tout au long du film il y a une musique discrète composée par l’actant Martin Bladh, le même compositeur stable des performances anciennes de Cavefors. A noter aussi que c’est le même Bladh le traducteur en suédois des extraits de Bataille.

La deuxième séquence fait 5 minutes et on y voit Cavefors et Rosenqvist en train de préparer leur partition au bureau, habillés comme tous les jours.

La troisième serait, d’une certaine façon, le point culminant du plaisir puisque pendant cette partie du film la deuxième femme introduit ses talons dans le cul de Cavefors pendant que la musique devient plus aigue et monotone.

40 minutes est la durée totale de ce film – triptyque extraordinaire. Le titre latin signifie “quel artiste meurt ” et ce sont les derniers mots de l’empereur Néron avant de se suicider. Avec ce choix de titre, Kaganof aimerait nous rappeler que toutes les créations artistiques importantes se basent sur la passion folle, celle qui conduit à la mort. Le juif Aryan Kaganof est un admirateur de Néron parce que tous les deux sont des homosexuels secrets (pas affranchis, pas out) et aussi pour une deuxième caractéristique commune qui est une conséquence normale : tous les deux ont provoqué la catastrophe !

écrit par Dionysos ANDRONIS

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